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 Trompeuse Solitude (libre)

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Giovanni D. Nicolitti
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MessageSujet: Trompeuse Solitude (libre)   Sam 7 Juil - 14:44

Trompeuse Solitude

Solo e perso con il vasto mondo,
Vi aspetto di nuovo.
Le stelle brillano di più,
All'alba avrebbe bevuto


    Le ciel était devenu noir, et aucune étoile ne brillait, alors que la lune était la seule à produire de la lumière. Comme dans un songe, de longues écharpes de brumes recouvraient le sable gris, alors qu'une lumière blafarde avait enveloppé les lieux. Régulièrement, un bruit de pas glissant sur les grains de sable se faisait entendre, mais impossible de discner quoi que ce soit. On croyait apercevoir une ombre, on se précipitait pour voir, et nous ne faisons rien d'autre sinon que de séparer les longs bandeaux brumeux. Pourtant, il avançait, lui, le bel homme au teint mat et aux grands yeux verts. Rapide, il était d'une extraordinaire légèreté, alors que ses pieds semblaient danser sur le sol, tant sa démarche était sourde. Il allait, se camoufflant derrière les brumes épaisses, déterminé, il était pressé. Mais pressé de quoi? Nouveau, à n'en pas douter; il n'avait jamais parcouru ces terres; pourtant, l'objet de ses convoitises était ici. Giovanni cherchait la mer.

    Dès le début de la soirée, il avait quitté les hauts murs de la ville pour s'en éloigner, tellement il était sûr de la trouver, pérpetuellement en mouvement, roulant avec douceur et ronronnant. Son instinct farouche ne l'avait pas trompé: déjà, l'odeur iodée s'agrippait à lui, alors qu'il courait à présent, dessinant un étrange chemin jusqu'aux rochers qui surplombaient l'eau. Là, il stoppa enfin son frénétique élan, se tenant soudainement droit devant l'élément en colère, qui venait inlassablement se briser contre les roches, comme si l'élégant homme se présentait en militaire. D'une voix claire, suave mais lointaine, il laissa glisser ces mots:

    "Serai-je donc arrivé?"

    Non Giovanni, non, tu n'es pas arrivé, ta laborieuse quête n'est pas encore finie; et ces plages ne sont pas celles que tu chérissais tant, alors que tu n'étais qu'un enfant plein de vie et d'espoir. Ne les adore plus, ces plages anonymes que tu croises, ne les adore plus, elles ne sont pas les tiennes. Quand comprendras-tu que ton passé est mort, pauvre Giovanni? Ne regarde plus derrière toi: tout ce que tu aimais est mort, et tu n'es plus qu'un pantin. Tue et détruit, mais n'aime plus, tu as déjà eu bien mal...

    Il s'était assis doucement, les jambes repliées, et il regardait à présent l'horizon, presque impossible à discerner. Que cherchait-il ainsi? Il regarda l'onde, encore et toujours, on aurait pu croire qu'il voulait s'y abîmer les yeux. Oh, mais il n'en faisait rien, il cherchait juste les images de son passé. Quelle était belle cette mer turquoise qui baisait la plage d'or qui s'étalait au pied de sa villa! Oui, il avait eu bien trop mal...

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Quaeldril T'rilaestin
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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Sam 7 Juil - 19:15

Quaeldril était soucieuse. Depuis plusieurs semaines, son amant était parti sans elle vers son pays. Son pays, qui lui faisait horreur a elle. Il lui avait dit de ne pas s'en faire, qu'il reviendrait rapidement, qu'elle ne devait pas le suivre, cela ne concernait que lui. Et elle, elle l'avait suivi tout de même, préférant ne pas s'éloigner de son compagnon d'âme. Silambor... Elle n'y avait que des mauvais souvenirs, son nom même arrivait à la faire frissonner. Assise devant son bureau, elle n'avait pas la tête à travailler, et les montagnes de papiers ne l'y incitaient absolument pas. Elle soupira, et finit par se lever pour aller près de la fenêtre. Edwyn, exercé à détecter toutes les présences l’environnant, l'avait rapidement démasquée. Après un bref moment d'énervement, il avait fini par l'installer avec lui dans sa demeure, près de la mer. Par beau temps, on pouvait presque apercevoir les contours des falaises de son royaume, Thanonen.
Elle attrapa une brosse qui traînait dans la pièce, et commença machinalement à se coiffer, observant le ressac des vagues sur la plage. La soirée était déjà bien avancée, mais on ne voyait que la lueur de la lune. Elle était pleine ce soir... "Je devrais couper mes cheveux... Ils repousseront bien plus vite avec cette lune..."pensa-t-elle, un fin sourire aux lèvres. Les croyances populaires l'avaient toujours amusée, et elle-même se surprenait parfois à éviter les chats noirs sur son chemin ou les corbeaux. Elle devait sûrement cela à sa grand-mère... Sa brosse ne rencontrant plus aucune résistance dans ses cheveux, elle les noua en une longue natte et décida de sortir s'aérer. Il ne servait à rien qu'elle reste enfermée à se morfondre devant des tonnes de rapports, en pensant à tout les dangers qui pourraient s'attaquer à Edwyn. Elle sortit du bureau, expliqua aux domestiques où elle se rendait au cas où son amant reviendrait plus tôt et enfilant ses longues bottes de cuir disparut dans le noir. Heureusement que ses sens l'aidaient à se déplacer sans trop de problèmes. Elle n'avait jamais vraiment souffert de sa condition d'hybride à vrai dire... C'était plutôt son rang qui lui posait des soucis. Elle balaya aussitôt ses pensées, préférant profiter du paysage sans qu'elles ne viennent lui gâcher sa bonne humeur retrouvée. Il lui suffisait de sortir pour se sentir mieux. Et cela fonctionnait d'autant plus dans une forêt. Elle préférait sentir la terre sous ses pieds plutôt que le sable, et l'océan de verdure à celui bleu de la mer.
Elle inspira une grande goulée d'air iodée, et repris sa marche sur la plage. Ce fût à ce moment qu'elle entendit la voix d'un homme, grave et suave, qui se parlait à lui-même :

"Serai-je donc arrivé?"

Un autre sourire s'esquissa sur ses lèvres pleines. Elle n'était donc pas la seule à se promener sur une plage déserte à une heure si avancé. "Même les Marcheurs d'Ombre ont leur moment de nostalgie... Finalement, ils sont peut-être plus sensibles qu'ils ne le disent... Ce serait bien leur genre ! Ils ont des âmes si tortueuses...". Surtout son Edwyn. Incroyable qu'elle ait réussi à lui parler, lui qui s'enfermait dans un mur de glace et d'arrogance... Et à devenir sa compagne. Se sentant d'humeur badine, elle s'approcha sans se presser de l'homme, constatant au fur et à mesure grâce à sa vision plus précise qu'il était plutôt bel homme. Des cheveux de jais, des yeux sombres, un corps élancé et musclé, mais sec... Pas vraiment son genre, mais il fallait reconnaître qu'il émanait de lui une aura incroyable de séduction. Sans chercher à se dissimuler, elle vint se tenir debout à côté de l'homme assis, et lâcha dans un souffle :

-" Belle nuit n'est-ce pas ? Un peu fraîche, mais elle est parfaite. Vous ne travaillez pas ce soir ?"

Une nuit si propice au crime, et ce Marcheur d'Ombre restait assis sur la plage. "En voilà un qui sort de l'ordinaire...En est-il un d'ailleurs ?..."

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Dernière édition par Quaeldril T'rilaestin le Lun 9 Juil - 19:41, édité 1 fois
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Giovanni D. Nicolitti
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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Dim 8 Juil - 11:25

"Ainsi, toujours la joie s'achève en tristesse"

S'il l'avait pu, nul doute que le bel homme se serait saoulé de cette mer infinie qui s'étendait à ses pieds. Ainsi, son voyage prenait fin ici, dans le Royaume des Assassins? Il n'y aurait donc plus rien après? Il vivrait puis s'éteindrait en ces lieux, seul et inconnu de tous, entouré seulement de ses souvenirs. Il quitterait ce bas-monde pour la retrouver, elle, cette femme qui, l'espace de longues années, avait tout eu de lui: son amour et son attention, sa vie et la moindre de ses pensées, le moindre de ses rêves. Pour elle, il aurait tout fait: il aurait détruit les obsctacles la séparant de ses envies, il aurait volé des ailes aux anges pour les lui offrir afin qu'elle puisse accomplir ses souhaits... Tout. Mais tout n'avait pas été suffisant: il n'était pas parvenu à ployer la Mort à temps, elle l'avait quitté avant. Rien que le fait d'évoquer ces souvenirs broyait le coeur du jeune homme séduisant, ou du moins, ce qu'il en restait. Son âme, il l'avait vendu au diable, en moneyant le droit de retrouver sa compagne une fois mort, où qu'elle fusse. Mais pour l'heure, il vivait encore, il avait des devoirs à accomplir, et il se devait de rester debout, de continuer de se battre s'il voulait venger sa compagne. Giovanni ne vivait plus que pour cette seule et unique raison: les tuer, tous les tuer, un à un, qu'ils aient mal et qu'ils souffrent, qu'ils sentent la Mort les brûler au plus plus profond de leur être, qu'ils sentent l'atroce douleur les tenir et les broyer, qu'ils pleurent et hurlent. Qu'ils meurent. Alors, il ferma les yeux, ses paupières se refermant sur ses grands yeux verts, perçants et magnétiques. Il baissa légèrement la tête, ses chevaux noirs mi-longs glissant sur son visage fin, pour dissimuler sa face. Il avait voyagé le bel homme, il avait couru la campagne et la montagne, il avait visité d'étranges contrés, pour s'éloigner, sans cesse et sans relâche, de cette maison de souvenirs atroces; pour les poursuivre, eux qui filaient dans l'espoir de l'attirer dans de quelconques pièges. Mais croyaient-ils sincèrement pouvoir tuer si facilement un Assassin? Giovanni avait passé sa vie à tuer, sans relâche, il avait exécuté des contrats, tuant pour rendre service à quelques organisations mafieuses, services payants bien-entendu. Il devait l'avouer: il avait menti à sa compagne. Mais comment lui dire que l'argent qu'il gagnait, que l'argent qui leur merpettait d'entretenir leur somptueuse villa était en fait de l'argent sale? Il avait hérité de cette blanche maison de son père, illustre homme politique beaucoup trop proche du pouvoir, toujours confondu dans l'ombre pourtant. On avait suspecté son père, vers la fin, de jouer avec le feu et de se corrompre dans un double-jeu fastidieux. Personne n'avait jamais résolu l'affaire, et ils avaient finalement mis son Père hors de cause, sans doute parce qu'il était mort, et que beaucoup de citoyens l'aimaient encore. Il ne fallait pas froisser l'Opinion Publique, et encore moins révéler que le Gouvernement était incapable de dire si, oui ou non, des informations de premier ordre avaient été dérobées et redistribuées. Aujourd'hui, son Père était mort, tout comme l'était sa compagne qui avait toujours cru que lui, Giovanni Di Nocolitti, remplissait un rôle d'embassadeur ou quelques postes semblables.

Alors, le son de pas étrangers frappa ses oreilles, mais il ne bougea pas. Qui serait assez fou pour s'en prendre à un Assassin dans son propre royaume? Il resta donc assis en tailleur, les yeux fermer, redevenu silencieux, et il la laissa approcher. "La", parce que son pas était léger, vif aussi. Coulant comme la démarche d'un félin en fait; coulant comme la démarche de sa compagne, quoi qu'il était sûr, dans un élan encore trop amoureux, que sa compagne était encore plus féline. Cette réflexion était logique: il aimait encore sa compagne, elle était donc un peu plus tout que toutes les autres. L'inconnue parvint alors à sa hauteur, et brisa le silence. Une étrange quinte de rire sortit de sa bouche, et, d'un bond souple, il se remis debout. Droit sur ses jambes, ses cheveux avaient découvert son visage. Oui, Giovanni était un homme séduisant, musclé, grand, la peau mate et les yeux verts; un bel homme sec, tout en finesse. Alors, il rouvrit ses yeux, se contentant cependant de les poser sur la ligne d'horizon. Il répondit, de sa même voix suave, quoique teintée d'un accent prédateur. Cette étrange voix coulait, vous réchauffait avec une sensualité surprenante. Il connaissait les mots.

"Une belle nuit oui. Fraîche comme le froid qui souffle dans nos coeurs. Je viens de me perdre en ces lieux, et je ne voulais pas rester dans mon apportement, qui n'est pas à mon goût d'ailleurs! Enfin, la nuit n'est pas finie, j'ai tout le temps de tuer, n'est-ce pas? Et puis, vous êtes juste à côté de moi!"

Un étrange sourire redessina son visage, alors qu'il n'avait pas cillé. Il n'avait aucune idée de qui elle pouvait être, mais n'était pas dans un élan déstructeur: sa nuit serait sans doute calme.

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Quaeldril T'rilaestin
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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Dim 8 Juil - 18:05

Un rire limpide et léger s’échappa des lèvres de Quaeldril en entendant la réponse de l’inconnu. Il était définitivement bien un assassin, mais qui prenait du temps pour lui. Amusant. Et il avait un forme d’humour qui lui plaisait. Si s’en était bien une… Elle remarqua son étrange sourire, notant qu’il ne semblait pas d’humeur belliqueuse. Elle ne devait sûrement pas l'intriguer plus que ça car il n'avait toujours pas tourné son regard vers sa personne. C'était bien la première fois que ça lui arrivait. Sa voix lui donnait des frissons : il avait une façon de tourner ses mots et de les prononcer assez envoûtante. Elle lui lança un regard appréciateur avant de répondre, prenant soin de calquer ses intonations sur les siennes :

- Mon cœur ne craint pas le froid. Et je doute que vous pensiez sérieusement à moi en tant que victime… Après tout, vous n’en tireriez aucun bénéfice, et vous vous retrouveriez avec une montagne de problèmes sur le dos. Profitez plutôt d’avoir de la compagnie en cette nuit si sombre, cela vous déridera sûrement !

Quaeldril était sûre d'avoir rencontré quelqu'un d'intéressant. Plus intéressant que la plupart des Marcheurs d'Ombre en tout cas... Il émanait de lui une aura indescriptible, un mélange de pouvoir, de séduction, et de tristesse immense. Un grand nostalgique ? Pourtant il ne semblait pas vieux.Un malheur avait dû l'abîmer définitivement... Pauvre homme. Elle tourna la tête pour apercevoir ses yeux verts, tentant de percer ses pensées secrètes. Elle se demandait si un sourire heureux s’était jamais épanoui sur ses lèvres, et s’il avait déjà eu un visage rayonnant de bonheur. S’il avait une femme dans sa vie. Des enfants. Une famille. Mais rien n’apparaissait sur son visage fermé. Quaeldril décida de s’asseoir en attendant qu’il lui réponde. La nuit ne céderait la place au soleil que dans plusieurs heures, elle avait tout le temps de lier connaissance avec cet étranger.. Edwyn n’avait pas donné l’heure à laquelle il rentrerait, et elle doutait qu’il soit là avant elle. Il ne reviendrait qu’à l’aube sûrement.
Son attention revint sur l’étranger, et elle lui posa une deuxième question :

- Pourriez-vous me dire votre nom, ou c’est un secret professionnel ?


Hrp : désolé c'est court.... Mais avec un petit cousin de 6 ans, c'est dur de trouver le temps d'écrire...

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Giovanni D. Nicolitti
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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Dim 8 Juil - 18:52

"Les ténèbres partout se mêlent aux lueurs."

Il avait toujours été un homme mystérieux, préférant mille fois le silence au bruit, la solitude à la compagnie, même s'il possédait une déconcertante facilité à s'intégrer. Une seule voix le touchait, un seul rire l'amusait, un seul sourire le rendait heureux. Mais tout avait été emporté avant qu'il ne puisse les saisir et les posséder pleinement. Balayé. C'était donc cela que la vie? Des moments heureux et d'autres tristes, semblables à de grosses poussières que les dieux pouvaient balayer en un souffle...? Ah, risible humanité! Et qu'il s'en moquait lui, de tous ces hommes et femmes qui se ruaient à la poursuite du bonheur! Giovanni était un des rares à savoir. Etait-il égoïste de garder ces précieuses connaissances pour lui seul? Si ces gens étaient sots au point de courir après ce qui ne pouvait se saisir, qu'ils courent; il ne serait pas leur sauveur. Silencieux, il écouta la jeune femme parler, n'émettant aucun son parasite. Enfin, après s'être un peu tournée vers lui, elle referma sa bouche aux lèvres roses et douces, et s'asseya, face à la mer. Lui préféra rester debout. C'était donc à son tour maintenant; à lui de répondre et de se jouer des mots, de se jouer de lui aussi. Qu'il se mente et s'invente; il n'était aujourd'hui plus rien, sinon un lambeau triste et chiffonné. Lambeau de vie sale. Alors seulement il tourna son visage bronzé vers elle, se découvrant. Fin, les traits étaient bien dessinés, et nul doute qu'il appartenait à une famille de caractère, une famille qui avait eu, pendant un certains temps au moins, du pouvoir et de l'importance. Tout cela était écrit sur son visage, si fermé pourtant. Il était impossible de sonder quelque chose de plus, quelque chose de moins. Avait-il déjà souri ou ri? Jouerait-elle au jeu dangereux de poser les questions qui lui brûlaient les lèvres...? Giovanni avait posé ses yeux verts et magnétiques sur elle, et répondait, de cette étrange voix si douce et chaude, si suave:

"Un coeur de flammes comme le vôtre ne craint donc pas le froid? Quel mensonge me servez-vous là? Vous êtes jeune et belle, et je suis sûr qu'un feu des plu brûlants se consumme en vous à cet instant. Aimez ce feu jeune femme, il s'éteind avant qu'on ne s'en aperçoive. Vous avez raison, je ne pense pas vous tuer. Est-ce de l'audace ou de l'insolence de vous moquer ainsi d'un innocent personnage tel que moi? Une montagne de problèmes dites-vous? J'en ai déjà plus que vous ne l'imaginez! Aurai-je donc déjà besoin d'une autre opération anti-rides?"

Il avait répondu tout en plaisantant. Tout ce qui ne parlait pas de feu était semblable à une blague, il répondait avec un subtile trait d'humour, à elle d'interpréter si oui ou non il plaisantait. Maintenant qu'il avait posé sur elle ses yeux, il ne se détachait plus de son visage, et cru lire en elle un questionnement profond. L'occasion était trop belle!

"Je m'appelle Giovani Nicolitti. Et vous, belle demoiselle? Mais au fait, à cette heure tardive, ne devriez-vous pas être aux côtés de votre amant?"

Un étrange sourire déforma son visage, alors que sa vois se confondait en une langue de murmures, plus sensuelle encore que l'instant d'avant. Il n'était que charme et sensualité; prédateur d'un soir à saisir, demain, il promettait d'être mort. Le secret serait bien gardé! Mais était-il si facile à saisir? Il fallait en douter, au fond, il n'était qu'une ombre...

[t'inquiètes pas, je comprends! j'aime troop comment tu écris! ♥]

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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Lun 9 Juil - 20:05

Dame, que cet homme semblait charmeur ! "Un coeur de flamme", rien que ça ! Pour sûr, celui-ci avait décidé de s'amuser avec elle ce soir. Et cela ne la dérangeait pas. Elle s'aperçut qu'elle avait désormais capté son regard vert, ce qui ne lui déplut pas. Elle pouvait bien s'amuser de temps en temps après tout. Et Edwyn ne se privait pas de le faire avec cette garce du Conseil de toute façon. Que cette Charlotte l'énervait avec son air doucereux et ses manières mièvres ! Tout ça pour attirer un regard ou un mot de son Edwyn, sous son nez en plus ! Jalouse, elle ? Non, juste protectrice. Mais pour éviter de provoquer un conflit entre deux royaumes, elle gardait son ressentiment pour elle. La garce était capable de tout pour tenter de l'évincer du pouvoir politique, ainsi que de la vie d'Edwyn. Ses sourcils un instant froncés redevinrent lisses en écoutant parler l'homme. Elle aimait sa voix, c'était un fait indéniable. Le genre de voix qu'on a envie d'écouter à jamais, tellement elles sont douces et caressantes. Mais elles cachent bien de secrets, ces voix suaves...
Le Marcheur d'Ombre gagna un autre de ses rires légers grâce à ses traits d'humour, qui réussisaient à la divertir si facilement, et elle lui décocha un regard appréciateur. Oui, ce soir, elle se laisserait griser par la présence de cet inconnu. Et le lendemain, elle devrait l'oublier, pour son bien. Et le sien peut-être...

- Non, vous êtes parfait ainsi, ne vous vieillisez donc pas si vite ! Je tâcherais de veiller à ce que ce feu ne s'éteigne pas, je vous le promet. Au pire, je retournerais sur cette plage si cela finit par arriver. En espèrant vous y retrouver, vous qui semblez savoir tant de choses sur la vie.

Quaeldril repoussa une mèche rousse qiu lui tombait dans les yeux, et lui fit signe de s'asseoir près d'elle. Il faisait tout de même froid, malgré sa cape et ses bottes fourrées. Un peu de chaleur en plus ne lui ferait sans doute pas de mal. Par certains aspects, il lui faisait penser à un vieil ermite, ne dispensant son savoir qu'une fois tout les 10 ans. Cette pensée lui tira un petit sourire, surtout lorsqu'elle l'imagina négligé, avec une barbe vieille de plusieurs semaines. Cela ne collait absolument pas au personnage.
Mais elle se reprit vite. En aucun cas elle ne pouvait lui dire son véritable nom. Cela impliquait bien trop de complications. Elle se choisit donc un nom d'emprunt, courant à Silambor :

- Je m'appelle Othië Lothil. Et mon amant m'a abandonné pour cette nuit, préférant découvrir des chemins plus mystérieux que ceux de mon âme.Mais vous pouvez tenter de les emprunter ce soir à sa place, si vous le souhaitez.

Elle accompagna sa proposition d'un clin d'oeil mutin et d'un sourire ravageur. Oui, Edwyn ne lui en voudrait pas. Elle le savait. Et pour une fois qu'un homme s'avérait être spirituel...


hrp : Merci ^^ Moi aussi j'aime beaucoup ton style, très poussé ! Ca change de mes autres forums !

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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Mar 10 Juil - 10:04

"Le bruit que fait cette ombre assourdit la pensée."

Giovanni avait perdu la foi, la foi en l'Homme. Il ne croyait plus en cet être si risible et imparfait, et c'était avec jouissance qu'il s'en moquait, n'hésitant à braver les interdits, à se jouer des autres tout comme il se jouait déjà de lui. Il n'attendait plus rien de la vie, et il se contentait de marcher vers la Mort, sans y courir mais ne cherchant pas non plus à lui échapper. Il savait pertinament qu'il avait encore assez de temps pour tous les tuer, et cette seule pensée lui amenait un bien obscure sourire. Mais justement, cette aura d'ombres et de mystères qui l'enveloppait lui allait à ravir, lui donnant plus de charme encore qu'il n'en avait déjà. Aussi, il ne cessait de fixer le visage fin de la jeune femme, y reconnaissant ce qu'ils appelaient la beauté. Elle n'était pas aussi sauvage ni furieuse que celle qui avait dessiné les traits de sa compagne, mais elle existait bien dans le visage de l'inconnue, assurément. Aussi, le Marcheur d'Ombre n'avait plus peur de rien: il avait goûté à tout, et connaissait les plus sombres secrets. Rien ne l'effrayait, et il courait faire le malheur, il courait tuer, et partout, son sourire carnassier faisait des victimes. Il semblait parfois plus loup qu'autre chose, et son instinct furieux ne le trompait plus. Il avait fini de vivre, et une fois qu'il aurait accompli sa quête, il s'éteindrait, dans le silence mais dans la paix, la seule paix véritable d'avoir tué les tueurs.
Lui n'oublierait pas, jamais; il n'oubliait jamais rien, il se souvenait de tout et de tous, et sa vie entière était tracée dans sa mémoire. Il n'avait qu'à appeler un moment de sa vie pour voir un film se jouer dans son esprit. Oh, qu'il avait aimé cet homme que l'on disait sans coeur!

"Merci. Pourtant, je suis sûr que les chevaux poivre-sel m'iraient bien! il fit un clin d'oeil complice à la jeune femme. Ne le promettez qu'à vous: si vous perdez ce feu, vous serez la seule à en souffrir. Il n'y aura que vous, personne d'autre pour comprendre, pour vous aider. Je vous attendrez sur cette plage, mais je ne vous direz qu'une chose: j'avais raison, il fallait faire attention, et vous avez échoué. Si un jour je vous dis cela, ne doutez plus: vivre ne vous apportera rien de nouveau, rien d'autre que ce que ne connaissez déjà!"

Alors qu'il parlait, son regard s'était embrasé, allumant mille étincelles au sein de ses grandes prunelles. Elle lui fit signe de s'asseoir, et il obtempéra, glissant souplement au sol, comme un fauve solitaire. Il se plaça juste à côté d'elle, son corps chaud plaqué contre le sien, mince et élancé. Giovanni savait qu'elle avait froid, mais il préféra attendre un peu avant de faire quoi que ce soit. Il tourna un peu son visage vers elle, alors que ses cheveux noirs glissaient de nouveau le long de son visage fin, une mèche venant cacher un de ses yeux. Sa chemise blanche était tendue sur ses muscles contractés, aux formes douces et enivrantes. Oui, il était séduisant ce beau jeune homme...
Giovanni avait tu sa particule, ne sachant que trop bien qu'elle n'amènerait que questionnement supplémentaire, et qu'elle livrerait toute l'importance que sa famille eut, un jour, une nuit, une vie... Il avait toujours eu une déconcertante facilité à démasquer les mensonges, et l'air soudainement sérieux qu'elle prit au moment de lui donner son identité l'interpella. Il voulait jouer franc jeux:

"Serait-ce une invitation, inconnue? Livrez-moi votre nom, et je vous répondrai."

Son regard perçant et tranchant se planta dans celui de la femme aux cheveux de flammes. Son ton était enjôleur et grave, alliage surprenant qui gardait cependant les accents ardents et séduisants dont sa voix faisait preuve.

[♥ je sens qu'on va se faire plusieurs pages sur celui-là! ^^]

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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Mar 10 Juil - 20:23

Quaeldril fit la moue en écoutant sa réponse. C'était pourtant la stricte vérité, mais elle n'était pas pour autant agréable à entendre. Giovanni s’assit près d’elle comme elle le lui avait demandé, et la jeune femme fut surprise de le voir se rapprocher physiquement si rapidement d’elle. Elle était maintenant tout contre lui, pouvant presque sentir les battements de cœur de cet homme. Quaeldril eut un moment de gêne, repensant à son amant, mais elle écarta cette pensée dérangeante. Ce n’était qu’un jeu. Une aventure qui se révélerait être sûrement sans lendemain, aussi bien pour lui que pour elle. Et elle lui en voulait de l’avoir laissé. Alors, se reprit, et elle allait lui envoyait d'autres petites piques sur son âge lorsqu’il lui demanda de lui dire la vérité. Comment avait-il sut ? Elle était donc une si mauvaise menteuse ? Cela l’étonnait franchement… Elle avait pourtant toujours réussi à masquer parfaitement ses émotions et ses mensonges. Un froncement de sourcils indiqua à cet individu trop futé que cette question était à bannir s’il voulait continuer cet échange fort agréable.

- C’est en effet une invitation. Mais mon nom est un secret qu’il me faut garder, pour ma sécurité, et la votre. Et puis, que serait la vie sans des secrets qu’on ne peut découvrir ? Je la trouverais bien fade… Et mon nom n’a pas d’importance, vous ne chercherez probablement pas à me retrouver, n’est-ce pas, Giovanni ?

Elle le regarda dans les yeux, s’apercevant qu’une étincelle d’amusement s’y était allumée, son visage révélant qu’il n’y aurait aucun compromis possible. Son nom, il était beaucoup trop connu pour qu’il ne sache pas ce qu’il impliquait. Il était déjà étonnant qu’il ne l’ai pas reconnue, elle mettait cela sur le compte de l’obscurité. On ne pouvait espérer distinguer plus que quelques détails de son interlocuteur sans la vision des Malobrins dans cette pénombre. Quaeldril savait qu’avant l’aube, il lui faudrait partir, ou Giovanni risquerait d’éventer son secret immédiatement. Ressentant finalement les effets de ses nuits blanches passées à travailler, elle se lova contre l’homme, respirant discrètement le parfum de sa peau, si envoûtant : un peu épicé, suave et pourtant il sentait le danger à plein nez. Une odeur bien différente de celle de son amant.

- Quel âge avez-vous donc pour être déjà si savant quant aux choses de la vie ? Vous ne paraissez pas si vieux que cela… Je veux dire, étant une Malobrin, j’arrive à vous distinguer plutôt bien. Assez pour voir que vous êtes bel homme en tout cas.

Elle avait décidé de taire aussi sa condition d’hybride. Ils n’étaient pas des plus aimés ici, autant se protéger un peu plus. Comme il l’avait si bien dit, il lui restait encore du temps pour tuer, et sur un coup de tête… On ne sait jamais.


hrp : J'espère !

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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Mer 11 Juil - 13:16

"A si peu de clarté nulle âme n'est sereine."

De nouveau, Giovanni détourna son regard de la jeune femme, le posant encore une fois sur la mer, regardant sans relâche son flot tumultueux se briser sur les roches, comme un prélude d'apocalypse. Le jeune homme semblait serein, aucun signe ne montrait un quelconque énervement, une quelconque hostilité. Par moment, ou pouvait entrevoir une esquisse malicieuse de sourire se peindre sur ses lèvres, mais elle le quittait généralement rapidement, laissant entrevoir un visage grave et fermé, mais qui possédait pourtant mille beautés. Il ne releva pas la mine contrariée de sa protagoniste, et n'y fit aucune allusion.
Le corps du bel homme était appuyé contre celui svelte et souple d'Othië, et il put sentir qu'elle avait froid. Au même moment, un vent marin les frappa de plein fouet, rabattant ses cheveux noirs en arrière, découvrant enfin son visage tout entier. Il prit une profonde inspiration, emplissant ses poumons de l'odeur iodée, avant que cette brise ne s'échappe, figeant de nouveau l'espace et le temps.

"Cela fait depuis bien longtemps que je ne crains plus pour ma sécurité. Je suis un tueur, et je peux vous dire que j'attends de pieds fermes celui qui attentra à ma vie. Je vous laisse votre secret, mais ne doutez pas une seule seconde que, avant que vingt-quatre heures ne se soient écoulées, j'aurai trouvé votre nom. En effet, je ne vous chercherai pas, puisque ce sera vous qui viendrez me trouver sur cette plage."

Un étrange rictus passa alors sur son visage, tandis qu'il posait de nouveaux ses grands yeux verts sur elle. Avait-il raison, chercherait-elle un jour à le retrouver, à le revoir? Ne serait-ce que pour vérifier qu'elle ne s'était pas trompée de visage, qu'il était bien réel, qu'il n'était pas qu'un vieux songe rebelle...? Les pensées de l'Assassin s'agitaient, et quelques bribes de souvenirs se manifestaient à lui, réveillant d'anciennes blessures qui ne guériraient plus jamais, alors qu'il n'avait couru que la moitié de sa vie.
Alors, il sentit le corps chaud de la jeune femme s'appuyer contre le sien. Doucement, il fit glisser ses bras autour du buste de la belle, la serrant un peu plus fort contre lui, lui offrant sa chaleur et sa protection, alors que sa joue et son manton étaient à hauteur du sommet de la chevelure rousse. Il l'écouta parler, laissant retomber le silence alors qu'elle se taisait, invitant le doux murmure mugissant du vent les ébranler. Et, seulement après s'être saoulé de ce précieux instant, il laissa glisser sa voix sensuelle dans l'air velouté de la nuit.

"Je vous laisse votre secret, dites-vous que cette information est le mien. Une Malobrin vous dites? L'étau se resserre sur vous: vous jouïssez d'une protection suffisante pour pouvoir vous promener en toute impunité un soir, au coeur même du royaume des Assassins, sans rien craindre... Ne dites rien de plus, demain arrive plutôt qu'on ne le voudrait. Votre compliment me touche, et si j'avais su, sans doute rougierai-je. Vous aussi, vous êtes belle..."

Il laissa sa phrase en suspend, et elle se perdit dans l'air vaporeux, qui semblait s'être réchauffé. Qu'elle ne souffle plus aucun mot sur son identité, de toute évidence, il le saurait bientôt, et ce soir, les secrets n'étaient que trop bons pour être dévoilés.

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Quaeldril T'rilaestin
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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Lun 16 Juil - 9:21

Elle hocha distraitement la tête à ces paroles, confirmant que ce serait elle qui chercherait à le retrouver plus tard. Le vent avait repoussé violemment ses cheveux de son visage,faisant voler sa longue natte derrière elle. Elle sentit l'homme la serrer contre lui, et elle ne chercha pas à se dégager. Il offrait une source de chaleur non négligeable avec ce froid, et elle s'y sentait bien. Mais elle savait qu'elle n'y avait pas sa place. Un silence s'installa entre eux, chacun perdu dans leurs propres pensées, loin de l'autre par l'esprit et pourtant si proche physiquement. Quaeldril se demandait ce qui pouvait pousser un homme à tuer pour de l'argent, à devenir un Marcheur d'Ombre. Celui qui la tenait dans ses bras en était un accompli, il n'y avait pas de doutes possibles. Alors comment faisait-il ? Chaque personne dont elle avait pris la vie, chaque visage, étaient à jamais gravée dans sa mémoire. Et défilaient dans ses cauchemars.
Elle entendit la voix suave et grave de l'homme recommencer à parler, l'arranchant à ces visages qui lui revenaient si souvent. Et elle frissonna en comprenant qu'elle venait de donner un indice à Giovanni sur son identité. Imbécile ! se fustigea-t-elle intérieurement. Elle ramena sa natte sur son epaule, inquiète pour le lendemain. Mais n'ayant pas été payé, il était improbable qu'il tente de la tuer immédiatement. Et elle avait son poignard glissé dans la botte. Un mot de l'homme l'intrigua, puis la fit rougir. S'il arrivait à dire qu'elle était belle avec aussi peu de visibilité..." Oh mon dieu ! Je vais mal finir..". Elle blanchi, mais il ne sembla pas s'en apercevoir. Heureusement. Tentant de retrouver sa prestance, elle s'obligea à continuer la conversation :

- D'accord, je vous laisse ce secret. Merci. J'ai une autre question pour vous, Giovanni : avez-vous déjà parcouru Fildiellys dans sa totalité ? Y-a-t-il un paysage que vous ayez préféré ?

Quaeldril se rappella les montagnes abruptes et dangereuses des Bewhegos, protégées par leur rivière de lave. Cela avait marqué son esprit. Comment un peuple pouvait-il vivre aussi près d'un danger si grand ? Ce peuple l'impressionnait. Ilmryn avait bien essayé de lui expliquer, en vantant le mérite de ses ancêtres et leur intelligence pour avoir trouvé un lieu si imprenable, mais cela n'avait pas suffit. Même si elle les admirait d'être resté ici si longtemps malgré les éruptions en chaine de leur volcan. Quaeldril aimait son pays. Sauf peut-être le territoire des Marcheurs, mais c'était compréhensible venant d'elle. La plupart étaient tout de même des voleurs ou des esclavagistes. Ils prospéraient encore, malgré les interdits qu'elle avait édicté pour interdire cette traite. Et ça l'agaçait au plus haut point. Elle jeta un coup d'oeil sur Giovanni, et rencontra son regard vert, si envoutant. Elle nota que ses yeux à lui étaient d'un autre vert que les siens. Ils semblaient plus sombres, presque noirs. Les siens étaient du même vert que celui des sombres forêts, où la lumière pénétre malgré tout. Oui, cet homme était vraiment beau. Les femmes devaient toutes être à ses pieds, guettant une faveur de sa part. Elle rit légèrement, se le représentant en prince dédaigneux, incapable de lever les yeux des ses livres.Dommage qu'il soit un assassin...

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MessageSujet: Re: Trompeuse Solitude (libre)   Mar 17 Juil - 6:55

"Le destin nous emporte, éveillés ou dormant."

Giovanni D. Nicolitti était un assassin. Il passait ses nuits à tuer, choisissant au hasard ses victimes, sans se soucier davantage de savoir si cette femme avait des enfants, si cet homme avait une femme; et si ces enfants étaient aimés de leurs parents. Quand il tuait, rien ne le touchait plus, il était inébranlable et froid, méthodique et rapide. Pourtant, à chaque fois qu'il tuait, dans un coin de sa tête, le doux visage d'une femme aimée apparaissait, faisant monter rage et tristesse dans son coeur aujourd'hui si froid et seul. Tuait-il pour avoir de l'argent? Non, il en avait déjà suffisamment, de par son héritage et par ses anciennes fonctions. Il tuait par plaisir, et peut-être aussi pour ne pas perdre la main, il tuait pour résister à l'impatience qui le rongeait, il tuait pour vivre. Et s'il souvenait de toutes les périodes de sa vie, il ne lui arrivait jamais de rêver des visages ensanglantés de ses victimes. Il tuait n'importe qui n'importe quand, soit pour remplir un contrat, soit pour lui. Peu importait qui était la personne à tuer, cela ne comptait pas, puisque jamais personne ne pourrait plus lui demander de tuer un être aimé: il n'avait plus personne. Et ses cauchemars ne portaient pas sur ces assassinats, certes, il ne dormait presque plus, tant ses mauvais rêves étaient violents, mais quand il s'abandonnait tout de même à une insoutenable fatigue, il voyageait dans un monde de passé, un monde de souvenirs, qui débutaient heureux, avant de finir tragiquement. Etait-il condamné à revivre ces instants à perpétuité?
Il la regardait de ses grands yeux, et même s'il n'y avait pas d'étoiles, la clarté diffuse de la lune lui suffisait pour entrevoir le visage de la jeune femme, ce qui lui avait permis de dessiner ses traits, le tein pâle et l'abondante chevelure. Demain, il serait apte à la redessiner, apte à la reconaître. Demain, les masques tomberaient. A cette idée, un étrange sourire modela ses lèvres, alors qu'il semblait pensif, perdu dans ses réflexions.

"Non, je n'ai rien vu de votre pays, de votre monde. Je suis arrivé dans la soirée, et j'ai combattu pour avoir un espèce d'appartement tout à fait détestable. Je pense néanmoins que, même après avoir couru toutes les terres, cette plage demeurera mon endroit favori. Et vous, quel est l'endroit qui retient votre jugement le plus appréciateur? Ou pourrai-je vous trouver, si vous ne revenez jamais me chercher sur cette plage...?"

Son regard vert s'embrasa, alors qu'il tenait la jeune femme dans ses bras. Attendait-il quelque chose d'elle, un quelconque geste, même fugace, alors qu'ils étaient si proches? Et en aurait-elle le courage, cette étrange demoiselle qui se cachait dans l'ombre?

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